Saison 2026 / Exposition Exposition passée
Hans Jörg Bachmann
Daniel Cárdenas
MA Martin
Marc Zaugg
20. août – 23. août 2026 · étage 19, Nidau
'Une rencontre entre art, photographie, gravure, musique et savoirs autour de notre lien profond avec la nature'
Artistes (par ordre alphabétique)
Hans Jörg Bachmann (Suisse) - Artiste photographe travaillant principalement en noir et blanc. Inspiré par la culture japonaise traditionnelle, son œuvre explore les paysages, l’esthétique de la nature japonaise, les jardins zen et shintoïstes
Daniel Cárdenas - Photographe et réalisateur colombien. À travers l’apprentissage auprès du peuple Kogis de la région caraïbe de Colombie, son travail explore les liens entre les êtres humains, la culture et la nature, invitant à la réflexion, à la connexion et au respect de notre monde vivant.
MA Martin (Brésil / Suisse) - Artiste contemporaine pluridisciplinaire et conceptuel. Son travail puise son inspiration dans les forêts brésiliennes, ses racines et les liens symboliques entre l’être humain et le vivant.
Marc Zaugg (Suisse) - Graveur, artiste et formateur très reconnu. Ses œuvres révèlent la richesse des forêts, des lichens et des formes vivantes qui composent notre environnement, et bien plus.
Projection & discussion Christian Küchli, chercheur et vidéaste, présentera le documentaire « Frühe Kulturen haben die Wälder Amazoniens geprägt » (7 min 32), suivi d’un échange avec les artistes et le public.
Cérémonie CACAO Alejandra Grillo - Anthropologue et facilitatrice de cérémonies de cacao. Inspirée par les traditions ancestrales du cacao de Mésoamérique et les savoirs des peuples autochtones de Colombie, elle guide des cérémonies qui tissent le cacao cérémoniel, la gratitude et les offrandes à la Terre Mère.
Yannick Jeanguenin - intermèdes musicaux Il est un musicien passionné et inspiré par les sons et la nature. Multiinstrumentiste, il joue des instruments à vent, des cordes et des percussions, mêlant avec finesse traditions anciennes et modernité. Sa musique crée des paysages sonores uniques et invite à un voyage intemporel, célébrant la beauté du monde naturel et des émotions.
Programme
Artistes

Hans Jörg Bachmann, né en 1949 à Arbon, vit et travaille à Bienne. Après avoir obtenu son diplôme d'enseignant du secondaire à Saint-Gall, il a étudié la peinture et la pédagogie artistique à l'École supérieure des arts de Berlin, puis a suivi une formation complémentaire en photographie à la F+F de Zurich. En 1985, il a cofondé la Kunsthalle de Saint-Gall, qu’il a présidée jusqu’en 1992 ; il a également fait partie des fondateurs du Foto Forum de Saint-Gall et a siégé au comité directeur de visarte Biel/Bienne. Son œuvre allie la photographie en noir et blanc au dessin à l’encre de Chine et à la peinture. Ses ateliers-résidences à Gênes et à Rodalquilar (Andalousie), ainsi que ses séjours de travail répétés à Kyoto, marquent profondément son œuvre. Ses œuvres figurent notamment dans la collection d’art du canton de Saint-Gall, à la Fondation Tiébeau-Frey de Bellmund (BE), à la Bibliothèque nationale de Berne, en Suisse, Mobiliar à Berne et au WANG Art Museum, à Kyoto.
« Le paysage emprunté » Ce titre est un concept issu de l’esthétique paysagère chinoise et japonaise. Il s’applique à la peinture, à la poésie, à la musique et à l’architecture des jardins. Dans les jardins japonais des XVIIe et XVIIIe siècles, on trouve des chefs-d’œuvre représentant des paysages idéaux mis en scène, qui invitent à la flânerie et à la méditation. Le plus célèbre de tous les jardins zen est sans doute le Ryoan-ji à Kyoto : « Le temple du dragon apaisé » Au cours de mes séjours au Japon, j’ai essayé de m’imprégner de l’atmosphère de ce mystère. Les photographies en noir et blanc proviennent de différents jardins de la région de Kyoto. Le Japon d’aujourd’hui s’est entièrement tourné vers l’image numérisée. La tradition consistant à reproduire jusqu’à la perfection absolue s’est perpétuée jusqu’à nos jours. Les techniques ont toutefois radicalement changé. La série en couleur « Forêts ou dieux » a été réalisée au musée d’art numérique « Espon teamLap Borderless » à Tokyo – « Paysages empruntés » dans des paysages à grande échelle et accessibles au public. Une série intitulée « Sommets des nuages flottants » est composée de peintures à l'encre de Chine sur du papier de riz japonais.

Daniel est un photographe et cinéaste colombien animé par une profonde curiosité qui le pousse à découvrir de nouvelles façons de percevoir la réalité. Son travail consiste principalement à documenter diverses cultures au sein de leur environnement naturel, en explorant la relation profonde qui unit les personnes, les lieux et les paysages. Pour Daniel, le monde naturel est sa plus grande source d’inspiration. À travers la photographie et le cinéma, il cherche à cultiver une prise de conscience plus profonde de la beauté singulière et de la valeur intrinsèque de la Terre — notre foyer commun et la source vivante qui nous fait vivre. Son travail invite les spectateurs à renouer avec la nature, en la reconnaissant non seulement comme une simple toile de fond de la vie humaine, mais comme une présence essentielle digne de respect, d’attention et de réciprocité.
Dans cette exposition, la gratitude n’est pas considérée comme une émotion, mais comme une pratique de la perception — une manière de repenser notre relation au monde vivant. Cet ensemble d’œuvres est le fruit de huit années de dialogue soutenu avec les Kogi, gardiens autochtones de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie. Plutôt que de documenter une culture, ces photographies reflètent un processus de transformation façonné par la rencontre avec une vision du monde dans laquelle l’humanité et la nature ne sont pas des entités distinctes, mais les expressions d’une même conscience vivante. Les images invitent les spectateurs à considérer le paysage non pas simplement comme un décor, mais comme une présence vivante ; le territoire non pas comme une ressource, mais comme mémoire, intelligence et relation. À travers cette perspective, la photographie devient moins un acte d’observation qu’un geste d’écoute — un moyen de révéler les liens subtils qui unissent la vie humaine aux rythmes de la Terre. L’exposition s’étend au-delà du médium photographique à travers un rassemblement cérémoniel autour du cacao, inspiré des traditions ancestrales de réciprocité et de gratitude. Conçu comme une expérience partagée plutôt que comme une performance, cet événement offre un espace de réflexion sur la manière dont le rituel peut continuer à évoluer en tant que pratique contemporaine permettant de renouer avec nous-mêmes, les uns avec les autres et avec le monde naturel. En fin de compte, cette exposition propose la gratitude comme un acte radical de prise de conscience. En reconnaissant la Terre non seulement comme le lieu que nous habitons, mais aussi comme le système vivant qui rend toute vie possible, elle nous invite à imaginer de nouvelles formes de coexistence ancrées dans la réciprocité, la présence et la bienveillance.

MA Martin travaille à la croisée de l'art, de l'architecture, de la commissariat d'exposition et de projets spéciaux, et dirige son studio sous le nom de MA.Martin_Studio. La photographie, la gravure et la céramique constituent des fils conducteurs récurrents de son œuvre, aux côtés de projets sonores. Artiste brésilienne installée en Suisse. Elle est une figure régulière de la scène artistique internationale, et de la scène artistique de Bienne depuis 2019.
MA Martin avait déjà été invité chez étage 19 en 2023. Pour « Natura – Memories of Trees», l’exposition rassemble des photographies réalisées au cours des vingt dernières années, témoignant d’une observation continue des arbres dans différents contextes : scènes urbaines, forêts atlantiques, du Paraná ou amazoniennes, ainsi que des paysages et des forêts suisses — des lieux liés à son parcours de vie. Marcia Martin développe une recherche autour de la mémoire des arbres, de la trace et de notre relation au vivant, entre le Brésil, l’Europe et d’autres territoires traversés. En grattant l’écorce, elle recueille les textures et les écritures silencieuses des arbres. Photographies, impressions sur acétate, papier de coton et installations composent une œuvre à la fois délicate, légère, presque éphémère, et pourtant profondément ancrée. À l’image de la nature elle-même : fragile en apparence, mais porteuse d’une force et d’un temps qui nous dépassent. Dans les cinq photographies consacrées au jacaranda tombé lors d’une tempête, l’artiste aborde une autre dimension de cette relation : celle de la disparition. L’arbre semble saigner. Face à sa puissance et à sa vulnérabilité, le geste artistique se fait silence, écoute et mémoire. Le texte « Memories of Trees » n’est donc pas seulement une œuvre sur les arbres. C’est une réflexion sur ce qu’ils nous transmettent, ce que nous laissons derrière nous, et sur la mémoire silencieuse du vivant. .

Marc Zaugg est un graphiste spécialisé dans la représentation d'images tirées de la nature. Ses œuvres s'appuient sur ses propres photographies, qui sont d'abord retouchées numériquement, puis imprimées de manière analogique.
Marc Zaugg expose des linogravures à la étage 19 2026. Les motifs de ses œuvres s'inspirent principalement de phénomènes naturels que Zaugg capture avec son appareil photo, retouche numériquement, puis imprime en petites séries de 4 à 6 exemplaires sur du papier japonais à l'aide de techniques analogiques.
Finissage

Yannick Jeanguenin est un musicien multi-instrumentiste actif dans la vie musicale de la région de Bienne. En 2024, il s'est produit au festival «Cri de Femme» à Bienne, en duo et en accompagnement musical de lectures, aux côtés du musicien multi-instrumentiste Didier Limat.
Musicien multi-instrumentiste inspiré par les sons de la nature. Sa musique crée des paysages sonores invitant à un voyage intemporel. Lors du finissage du 23 août, il proposera des intermèdes musicaux dès 18 heures.
Impressions
Lieu
étage 19
vis-à-vis Knettnauweg 7
2560 Nidau